Carnet voyage Loulou 12-2009

Carnet de voyage Burkina Faso, décembre 2009.

 

Avec Bernard, Danielle,Didier, Piero, Hugo, Aline, Stéphanie, Erwan ,Marine, Emilie et Loulou.

 

 

27/11/2009

) au Grand-Bornand chez Claudine pour faire les sacs. On a le droit à 40 kg par personne. Tout le monde arrive avec beaucoup de choses. Coup de panique !!! On ne pourra jamais tout emmener. La tension monte autour de la balance. Personne ne veut rien laisser dans les Aravis. Après deux bonnes heures de pesage, tout est empaqueté.  Jeannine est soulagée, on peut « embarquer » ses deux paquets qui seront coincés entre clefs à molette, ciseaux et pierres à affûter dans le sac de Didier, le bourrelier.

         On se donne rendez-vous le lundi 30 à 8h30 pour le départ après un dernier week-end en famille.

 

30/11/2009

         Tout le monde est à l’heure. Il neige des pattes de chat. On charge les autos et on passe à Intermarché faire les pleins d’essence. On arrive à 10h45 à l’aéroport. Bernard nous annonce qu’on l’a prévenu qu’il ne fallait que deux sacs par personne.

Au départ 1 

Au départ 3 Au départ 4

On se retrouve tous (sauf Erwan et MarineOn est mal !! Petit coup de pression à l’embarquement pour réorganiser les sacs. Mais retournement de situation : on nous fait une fleur, seul le poids des sacs sera pris en  compte et non le nombre. Ouf !...

         13h00 et des brouettes on décolle. Petit casse- croûte sympa  dans l’avion suivi d’une sieste pour certains, lecture pour d’autres.

         Arrivée à Alger à 14h30. Après un petit contrôle de douane bref, nous prenons le bar  d’assaut pour 6 heures. Petit briefing du président, organisation de la bourse commune, planification de la première journée à Ouaga.

         Didier organise une petite belote, Piero fait des jeux de casse-tête avec Danielle. Le groupe se découvre. L’ambiance est très détendue autour de quelques bières.

Dans l'avion 1 

Dans l'avion 2

         20h00, on embarque pour Ouaga. L’avion est pratiquement vide. On est tous installés au fond. On sympathise très vite avec les stewards qui nous chouchoutent. Vive Air Algérie !...

         On atterrit à Ouaga vers 23H30. Il y a du monde de partout pour nous accueillir, Albert et Brigitte,  Aimé et sa femme, Mamoudou,  Amadou, l’équipe des bronziers, Razou, Félix, des jeunes de l’ARDMO...et puis aussi Marie la petite fille de Claudine qui a passé un mois à Ouaga.

         Après des retrouvailles très émouvantes, on va déposer nos affaires à l’hôtel Riviera. Danielle et Bernard s’en vont chez Albert. Le reste de l’équipe se rend au « Chanceux » (petit maquis en face de chez Razou). On flague deux bonnes heures. Présentations et premiers échanges. Les jeunes nous font déjà part de leur souhait d’un certain changement dans l’organisation de nos relations. On est sur la même longueur d’onde.

L'arrivée à Ouaga 1  L'arrivée à Ouaga 2

         3h30, on va se coucher sauf Piero, Hugo, Erwan et Didier qui continuent leur premier « Ouaga by night » avec Razou... Il va y avoir de la tête dans le seau demain matin !!

1er Maquis

 

01/12/2009

          Réveil 8h30, les trois filles (Marine, Stéphanie et Aline) sont déjà debout depuis 6h30. Elles découvrent un Ouaga bien plus agité que la veille. Les garçons émergent bien plus tard. On ne tiendra pas le programme prévu mais on arrive quand même à changer tout notre argent.

Les bronziers

         On se retrouve le midi au « Boulougou » avec Danielle et Bernard, Albert et Brigitte, Amadou ainsi que Peggy Périllat, une fille de La Clusaz qui est directrice du SAMU social de Ouaga. Bons poulets frites et quelques flags.

         L’après midi, les filles vont faire les courses avec Brigitte. Les garçons se rendent au CNSF (Centre National de Semences Forestières) pour avoir plus d’informations sur l’artemisia annua, la fameuse plante qui permet de soigner les crises de paludisme. On apprend qu’un projet de culture est en cours. Ils sont en train d’améliorer la semence et refusent de nous vendre des graines. Mais ils n’écartent pas la possibilité de travailler avec nous pour un projet pilote sur la province de la Kompienga. Il faut que les maires leurs envoient des demandes de projet. Il y a aussi un centre de culture à Fada, on s’y arrêtera.

         Retour à l’hôtel Riviera. Sieste pour certains, « flags » pour d’autres, échange d’idées et cours d’informatique pour Amadou par Mimi et Erwan.

         20h00, on rejoint Piero, Hugo et Razou au « Chanceux » pour aller manger aux « Pyramides ». On y retrouve le maire de Madjoari et Honoré, l’installateur de plaques solaires. On  met au point  le rendez-vous du lendemain avec le vendeur de plaques. On est claqués,  certains rentrent, d’autres traînent encore un peu.

 

02/12/2009

          Bernard et Albert nous rejoignent à 7 h à l’hôtel Riviera. Honoré est en retard. Didier s’est levé pour nous accompagner. On se rend chez « ADAM’S SOLAIRE », le vendeur de plaques chez qui l’on va toujours. L’affaire se traite bien grâce à l’appui d’Albert.

         10h30, on rejoint les jeunes au Riviera. Tout le monde dort encore mais en un quart d’heure tout le monde est prêt. On récupère Piero et Hugo chez Razou et on file chez Albert. On charge les deux voitures. On embarque Albert et Brigitte ainsi que Boundy, représentant de l’ARDMO (Association des Ressortissants de Madjoari à Ouaga).

         12h00, on prend la route, les jeunes avec Razou les moins jeunes avec Loulou. On est heureux de prendre la route de Pama. Albert souhaite que nous soyons à Fada avant 17h30. Après cette heure, des barrières ferment la voie de Pama à cause des  coupeurs de route. Son souhait sera respecté.

         Après une petite pause à Koupéla, nous atteignons Fada vers 16h30. Petit bonjour à Alain Sangli, frère d’Albert et trésorier du comité de jumelage.

         Albert nous demande de poursuivre la route. Ca ne traîne pas quand Albert demande quelque chose !!!! En chemin, nous avons la chance de voir quatre éléphants dénichés par Danielle qui était aux aguets. Petite séance photos.

         Il reste une trentaine de kilomètres pour atteindre Pama. Mais soudain, dans la lumière des phares apparaissent des hommes en moto qui nous bloquent la voie. Petite angoisse générale, ça rit jaune dans les autos….Puis surprise, ce sont nos amis de la province de la Kompienga qui sont venus nous accueillir. Le sourire revient sur les visages de tout le monde. On sort des véhicules, accolades et embrassades pour tous. L’émotion nous gagne.

         Arrivée à Pama en grande pompe, les klaxons hurlent dans la ville qui rentre doucement dans la nuit. Nous nous rendons directement chez Albert où le Campement de l’Amitié nous accueille une fois de plus… Répartition rapide de la troupe entre les différentes cases et chambres individuelles. On nous distribue le programme de la semaine puis  nous nous rendons dans le restaurant de la sœur de Jacqueline pour déguster tous ensemble un bon repas de bienvenue.

          Les premiers liens se tissent, les premiers échanges se font. La jeunesse de notre groupe semble créer une certaine effervescence…Bernard veille sagement sur sa meute. Les plus fatigués iront se coucher, les plus costauds traîneront encore un peu.

 

03/12/2009

          Comme il était prévu sur le programme, nous prenons notre petit déjeuner à 6h30. Tout le monde, pour cette première journée respecte le protocole. Nous voilà donc tous sous la paillote du Campement de l’Amitié. Une heure après, l’eau commence à bouillir et le nescafé est enfin arrivé… Le pain, ça sera pour plus tard. Richard vient nous informer que la visite de courtoisie prévue à 8h30 avec Monsieur le Haut Commissaire est reportée à 16h00. On établit donc un nouveau programme : visite du lycée de Pama et du foyer. Entre temps, Richard nous prévient que le Haut Commissaire aimerait nous rencontrer en fin de matinée. On accélère donc les visites.

         Le nouveau proviseur du Lycée nous informe que l’arrêt brutal  des bourses pose beaucoup de problèmes aux enfants qui n’ont pas eu le temps de se retourner. On trouve quelques enfants dans le foyer. Il est dans un état déplorable. On  prend un coup au moral !!!

         Richard vient à nouveau nous voir pour nous dire que la visite de courtoisie à Monsieur le Maire de Pama prévue en fin de matinée sera reportée à l’après midi. Tout se présente donc bien. Mais en fin de compte le Haut Commissaire change d’avis. Il préfère nous recevoir aussi en fin d’après midi, mais avant la rencontre avec le maire……. On acquiesce mais la nécessité de boire une petite flag se fait sentir chez tout le monde…

         Il est 13h00, Bernard veille sur sa meute qui commence à avoir quelques signes de nervosité. On décide d’aller manger au campement où le petit frère du vieil Amadou, nous a préparé un succulent repas.

         Bernard propose l’établissement d’un nouveau programme. Mais plus personne ne croit au programme et chacun propose son propre programme. On est donc obligés de programmer une réunion de reprogrammation !!! Mais la nouvelle programmation ne sera pas respectée par l’ensemble des acteurs de la réunion de programmation!! La désorganisation s’installe dans le groupe le temps de quelques heures. Bernard, Loulou, Didier et Marine vont visiter une école parrainée par celle de la Clusaz, d’autres vont assister à la fabrication du dolo, tandis que certains choisissent l’option sieste.

         17h00, visite au Haut Commissaire. On ne verra que le secrétaire mais le protocole aura été respecté sauf pour Piero qui vêtu de sa belle tenue de football préfèrera aller « taper l’coillu » avec les autochtones.

         17h30, réception à la mairie de Pama en présence des trois maires de la province. Nous découvrons la nouvelle mairie de Pama flambant neuve. Très bonne ambiance.

         18H, la meute à Bernard est au maquis. 18h30, on retourne au campement pour se faire beau pour la réception chez sa Majesté Fimba.

         19H30, on est devant la porte de la chefferie. Il manque Hugo mais on comprendra plus tard pourquoi. Sa Majesté Fimba et Mariam nous reçoivent autour d’un bon repas. Razmani, notre chauffeur et ami de longue date remet à sa Majesté une statue de Claude Jalle, qu’il a fait confectionner par ses frères bronziers de Ouaga. Il y a beaucoup d’émotion, Loulou craque un peu mais sa Majesté le sert fort dans ses bras pour le réconforter.

         Après le repas Victor, le frère d’Aimé nous narre toute l’histoire familiale de sa Majesté en remontant très loin dans le temps. Les anciens écoutent, les jeunes aussi. Bernard apprécie. Puis, Richard, responsable du protocole débute « la causerie » (histoires drôles et blagues légères). Ca rigole bien ! On est heureux tous ensemble réunis sous le ciel étoilé de Pama. Piero imite « Ganga cheval », tout le monde est « mort de rire ». Puis Hugo, si réservé d’habitude prend la parole. On est le 3 décembre et c’est l’anniversaire de Piero. Avec Didier, ils lui ont fait confectionner une chemise. (Ce qui explique son retard de tout à l’heure). Remise du cadeau, applaudissements et chanson.

         21H, on quitte la chefferie pour aller fêter l’anniversaire de Piero dans le maquis dancing d’Antoine. « Le président Bernard et son épouse »  préfèrent rentrer  dans leur case. La fameuse case numéro sept. C’est la pleine lune, la meute est déchaînée. Certains ne rentreront qu’au petit matin.

 

04/12/2009

          L’heure du réveil imposée à 6H30 ne sera pas respectée. Après un petit déjeuner sous  la paillote, nous nous rendons pour 9h00 à la mairie de Pama. C’est le jour de la grande réunion du comité de jumelage. L’époque des réunions au campement est donc définitivement révolue. Certains sont un peu nostalgiques.

         On s’installe dans la salle climatisée du conseil municipal. Sa Majesté Fimba est déjà là. On comprend vite que la réunion ne sera pas ouverte au public. Cela nous gêne un peu, car nous souhaitons un maximum de transparence pour crédibiliser nos démarches auprès de toute la population. Nous avons froid et Bernard demande que l’on coupe la climatisation.

         Nous devons attendre durant ¾ d’heure l’arrivée du Haut Commissaire pour pouvoir débuter la réunion. Discours de Sa Majesté puis de Bernard. Puis le Haut Commissaire dans son beau costume déclare officiellement  ouverte notre rencontre.

         Les trois premières heures sont consacrées au rapport annuel du CICO (Comité Inter Communal d’Octroi). Pour les novices, c’est très dur de suivre. On demande qu’à l’avenir ce travail soit fait avant notre rencontre et qu’ils nous fassent part uniquement  des points importants à traiter ensemble. On se rend compte que le travail des responsables du CICO n’est vraiment pas facile. Pour ne pas créer de tension entre les différents demandeurs d’aide financière ils ont souvent recours au tirage au sort. Ils rencontrent aussi des soucis pour assurer le suivi des projets : manque de temps et manque d’argent pour les déplacements. Le maire de la Kompienga accorde une aide financière exceptionnelle au CICO pour combler un manque à gagner dans le budget 2009. L’assemblée approuve.

         Après une pause d’un quart d’heure nous reprenons la réunion. Les jeunes tiennent bien le coup. Nous abordons le sujet de la redynamisation du comité de jumelage. En effet depuis la création des mairies, celui-ci n’a plus beaucoup de pouvoir et il doit absolument renaître car il est le garant d’une certaine neutralité et objectivité. Nous leurs faisons part de notre réflexion sur cette réorganisation, organigrammes à l’appui. Et nous insistons sur l’importance de créer de nombreuses commissions permettant à tout le monde d’être représenté au sein de ce comité. Enfin, nous leur confirmons à nouveau que nous voulons être simplement des partenaires et non des décideurs.

         Tout le monde a semblé d’accord sur la nécessité de cette renaissance. Et il semblerait qu’ils devraient mettre tout ça en place durant le mois de janvier.

         On informe l’assemblée que Marine et Erwan vont rester deux mois dans la province de la Kompienga. Marine s’impliquera dans le domaine de l’enseignement et Erwan dans la plantation d’arbres dans les nouvelles écoles de la commune de Madjoari. Le maire de Pama annonce qu’il prendra leur hébergement en charge. C’est vraiment sympa !

          La réunion se termine avec les questions diverses et quelques échanges d’informations. Il y a de la bonne humeur et de la joie dans les regards de tous.

         Un repas nous est servi devant la mairie. Il est 15h00, une bonne partie de l’équipe s’en va à Tagou au bord du lac pour y passer la fin de l’après midi. Bernard et Loulou partent avec le responsable du CICO  faire quelques visites  chez des agriculteurs au pied de la colline. Ils découvrent de très belles concessions. Ils comprennent aussi que la crise a touché Pama. En effet le prix du bétail a terriblement augmenté et certains paysans ne peuvent acheter qu’un bœuf à la fois. Ils vont ensuite dire bonjour à la femme de Pascal dans sa cour.

         On se retrouve tous au maquis « chez Amadou ». Le grand chef de la Police vient nous saluer et boit un verre avec nous. On rejoint le campement pour préparer nos sacs. Demain nous partons pour Madjoari. Repas au campement. Les jeunes décident d’aller traîner un peu en ville.

 

05/12/2009

   Réveil à 5H30. Départ prévu pour Madjoari à 6H. Les traînards d’hier soir ont l’haleine tellement épaisse que quand ils parlent on voit les mots…..Mais tout le monde a respecté l’horaire et c’est cool. On part quand même avec une demi- heure de retard. Les pleins des véhicules n’ont pas pu être faits hier pour cause de pénurie de gasoil sur Pama.

  On se rend à Nadiagou pour faire les pleins et prendre le café. Petite tension inter- générationnelle sur le but de notre voyage. Chacun met de l’eau dans son vin.

  Nous attaquons la piste (nationale 7) pour nous rendre à Madjoari. Certains ont l’impression de partir vers l’inconnu. La piste est de plus en plus étroite et l’on rencontre de moins en moins de monde. La poussière nous tient désormais compagnie. Parimani nous rejoint avec son véhicule de fonction.

  On s’arrête au campement de chasse des Dérmé pour un petit bonjour. Aline n’est pas très en forme et le bourrelier a un coup de moins bien. Ils récupèrent donc un peu.

  On reprend vite la piste car on nous attend normalement pour une réunion prévue à 9H avec l’ensemble des directeurs à Tambarga. Bernard embarque avec Parimani. Ils décident de se rendre d’abord à la mairie. Mais personne n’est là. On repart pour Tambarga, mais en route on nous informe que tout le monde nous attend à la mairie. Demi- tour à nouveau. La tension monte Chez Loulou.

  On nous attendait, mais à l’intérieur de la mairie. Réception officielle par le maire Mamoudou et ses conseillers. On nous remet des tee- shirts confectionnés spécialement pour la fête nationale  du onze décembre. Le maire nous demande de les endosser. Loulou n’est pas chaud mais Bernard insiste et nous voilà tous vêtus de blanc aux couleurs du nouveau collège de Madjoari.

  On nous emmène dans la salle du conseil municipal où nous attend l’ensemble de la population féminine de Madjoari. Les femmes sont toutes plus belle les unes que les autres. Elles ont sorti leur belle tenue. Elles sont radieuses tout en étant un peu timides. Les hommes sont restés dehors. Des cris et des rires traversent de temps à autre la salle. Nous sommes impressionnés.

  Bernard et le maire de Madjoari leur remettent le chèque qui permettra de mettre en place les micro- crédits. C’est l’euphorie. Les yeux des femmes pétillent de bonheur, les sourires ne s’arrêtent plus. On est heureux de les voir heureuses. L’émotion nous gagne. Le maire a du mal à canaliser l’énergie de ces femmes.

  On en profite pour remettre devant la population, la nouvelle plaque solaire et l’argent pour la caisse de santé pour le collège de Madjoari.

  Le maire lève la séance. Tout le monde se rue sur le parvis de la mairie. Hommes femmes et enfants dansent sur le rythme des percussionnistes  locaux. Les blancs vont les rejoindre. C’est la fête au fin fond de la brousse !!! Hugo décide de sortir son diabolo. Les yeux des enfants se font encore plus grands ? Hugo fait le show. Les diabolos montent de plus en plus haut dans le ciel africain. Les enfants sont impressionnés, les parents aussi. Puis c’est la séance de jonglage. Deux, trois, quatre, puis cinq cailloux. Les enfants s’y essaient, mais pas facile de faire comme Hugo….Puis la population se disperse calmement.

  On se rend à l’auberge du maire posée au pied de la falaise de Tambarga. On y croise l’équipe de l’école polytechnique de Lausanne qui est là pour quelques jours afin de récupérer l’ensemble des données fournies par les différents capteurs qu’ils ont installés dans toute la commune.

  Après un bon repas préparé par la femme du maire on part s’installer pour la nuit dans un logement d’instituteur situé juste derrière l’école de Tambarga. Puis on se rend chez le Préfet. On remet officiellement la sono donnée par l’office du tourisme du Grand Bornand. Hugo et  Piero l’installent. Le préfet est tout fier de faire son discours au micro. Un repas nous est donné et tout le monde se met à danser autour de la nouvelle sono.

  On en profite pour organiser une réunion avec les directeurs d’écoles pour faire un point sur nos soucis du passé. La réunion est un peu tendue, mais tout le monde en  ressort réconcilié. Ouf !!

 

06/12/2009

   On se réveille assez tôt. On va déjeuner à l’Auberge. Pour pas déranger nos amis suisses qui sont déjà au travail nous allons nous installer un peu à l’écart à l’ombre des arbres. Aline n’est toujours pas en forme. On décide de faire deux groupes pour cette matinée. Certains se rendront à Madjoari pour y trouver le pépiniériste et aller voir l’état de la source. D’autres iront à Namouyouri pour y rejoindre André, l’ancien directeur qui veut faire la présentation de la nouvelle équipe. Visite de l’école, petits travaux de réparation de tables et rencontre avec les parents d’élèves.. On essaie la moto de l’école. Les arbres plantés il y a quelques années ont bien poussé. Il y a de l’ombre pour tout le monde à présent. Le nouveau directeur n’est là que pour un an. La collaboration ne sera donc pas évidente à mettre en place.

  On en profite pour aller voir les cultures d’Amadou en moto. On y rencontre le président de L’APE qui nous offre de nombreuses pastèques. Le retour sera un peu épique mais le chargement arrivera à bon port.

  Nous rejoignons Tanbarga pour retrouver le reste de l’équipe. On mange et décidons de monter sur la falaise. Il se fait déjà tard nous ne devons pas traîner. De nombreux enfants du village décident de nous suivre. Ils sont pieds nus mais bien plus efficaces que nous dans les endroits délicats. Il y a de l’ambiance, ça bouscule dans les passages étroits. Nous arrivons au sommet juste avant le coucher du soleil. Nous admirons la plaine à perte de vue. Un fois le soleil complètement disparu, nous devons vite redescendre avant la nuit. Enfin arrivés les enfants se mettent à danser et chanter autour de Bernard.

 On se rend chez Amadou où Irène nous a préparé un succulent poulet. On demande une soirée sans musique pour plus d’échanges et de causeries. On boit le thé et la bissap. On joue à la belotte et au scrabble. On observe la voix lactée si belle ici. On est bien…

 

07/12/2009

  On prend tranquillement la route après le petit déjeuner et des au- revoir toujours pleins d’émotion. On se rend à  l’école de Namouyouri. On remet au directeur les  200 cahiers et stylos qu’il avait commandés. Les élèves sont là mais pas les fournitures nécessaires pour travailler. On visite la cantine qui a été transformée en salle de classe pour les CM2. On remet des dessins qui ont été faits par les enfants de l’école d’Entremont. Les enfants ne savent pas trop qui nous sommes. Il n’y a pas eu d’informations données sur notre visite. On nous fait part d’un problème de gamelles pour la cantine endogène. On visite les stocks de nourriture. On dit un petit bonjour à toutes les classes qui entonnent quelques chansons. L’ambiance n’est plus la même dans l’école. On est nostalgique.

 Nous prenons la piste pour rejoindre le campement de chasse des Dérmés. Nous rencontrons un passage de gué difficile. Grâce à un petit détour l’obstacle est vite franchi. Nous croisons quelques concessions, plantées là au milieu de nulle part. On est vraiment dans le fond du fond de la brousse.

  Au campement nous donnons au chef « cuistot » ce qu’il nous reste de nourriture. Certains vont prendre une petite douche puis l’on se retrouve tous au bar pour une petite bière. Les véhicules de vision sont prêts. Nous embarquons avec un minimum d’affaires pour aller passer une nuit à la belle étoile en brousse. Après une bonne heure de route nous arrivons au lieu choisi par les pisteurs. Corvée de bois pour tout le monde. Du petit, du moyen, du gros et même du très gros. Une demi- heure plus tard  un immense feu éclaire le site. Nous sommes maintenant à l’abri des animaux sauvages en quête de viande fraîche !! Nous étalons les nattes en arc de cercle devant le feu. Razou nous rejoint avec le repas préparé par le chef et quelques boissons fraîches. A 19H45 tout le monde est couché. Du jamais vu !!! Ca plaisante comme ça peut, pour se rassurer. Certains s’endorment rapidement, d’autres ne fermeront pas l’oeil de la nuit !!! Nos hôtes veilleront au feu toute la nuit pour assurer notre sécurité en plein milieu de la brousse.

  Réveil à 5H en même temps que le petit jour pour tout le monde. Café ou thé et nous voilà partis pour quelques heures de vision a la recherche d’animaux sauvages. Nous verrons des buffles,  différents types d’antilopes ou gazelles, des beaux oiseaux mais pas de lions ni d’éléphants.

  Il fait de plus en plus chaud et nous sommes contents de retrouver le campement en fin de matinée. Nous devons vite reprendre la route car nous somme attendus à Kompienga pour manger chez Bernadette, la femme de Parimani, le maire de la ville.

 Nous retrouvons le goudron et ses vices après trois jours de brousse. Bernadette a comme toujours préparé un repas gargantuesque !! On se régale de poissons, tô à l’épinard, riz….Parimani n’est pas là. Il est en déplacement à Fada. C’est un conseiller ainsi que Richard qui nous accompagneront. Les jeunes demandent à avoir une fin de journée relax. Ils sont en manque de maquis !!

  Danielle, Bernard, Mimi et Loulou partent donc voir la nouvelle mairie de Kompienga et rendre visite à la directrice du collège pour lui donner l’argent pour la caisse de santé.

  En rentrant sur Pama, on passe dire bonjour à Delphine la femme d’André. Elle est triste car nous ne pouvons rester longtemps.

  Nous voilà de retour au campement de l’amitié. Avant un dernier repas tous ensemble, chacun se prend un peu de temps libre. Mais de nombreux amis burkinabés, nous sollicitent encore. Ils veulent profiter de nous jusqu'à la dernière minute.

  Repas dans le calme, avec Albert et Brigitte. On fait nos comptes ,on paie Razou et la location des véhicules. Demain le groupe va se séparer. Les Giguet resteront sur Pama et le reste de l’équipe remontera sur Ouaga.

  On fait le point sur notre voyage. Echanges d’impressions et puis chacun va se coucher peu à peu.

 

08/12/2009

   Départ à 5H30 comme l’avait demandé Didier la veille afin que l’on puisse profiter de Ouaga l’après midi. Les Giguet se lèvent pour nous dire au revoir.

  On roule bien et nous arrivons à Ouaga à 11H30. Ballade pour certains, achats pour d’autres.

  On se retrouve au Chanceux en fin d’après midi pour une dernière soirée ensemble avant que Mimi Didier et Loulou ne s’envolent pour la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

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