Nicole CHARVET-QUEMIN

 

Quelques extraits du voyage de la famille CHARVET-QUEMIN en Décembre 2000...

Le récit complet est disponible ICI.

"Merci à Nicole pour son Récit, et Merci à Jany et Louis pour les images..."

  

   Jeudi 7 Décembre 2000

Départ de Dingy à 6H du Matin : Lyon – Bruxelles – Ouagadougou.

Arrivée à 16H30 – Température - 35° et nous sommes surpris par la sécheresse de l’air.

Nous sommes accueillis par Jeannette arrivée ici une semaine plus tôt, Brigitte la femme d’Albert, Albert, Aimé, Roger, et d’autres  encore que nous ne connaissons pas. Nous sommes encerclés par tous ces amis !

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En cherchant notre hôtel, nous avons vu Ouagadougou grouiller de monde : beaucoup de vélos, de mobylettes, des voitures qui roulent vite et des pousse-pousse à pied, des charrettes de bois poussés par des hommes… et des femmes qui cuisent les beignets sur le bord de la rue, dans la poussière de cette ville où seules les avenues sont goudronnées.

Premier pot de l’amitié  à l’hôtel en présence d’Albert (le fameux Albert ! ! !) Brigitte sa femme, Daouda, Lamoudidia, Souleymane, Aimé le Maire de Pama, Roger, le président de l’association des Ressortissants de Pama à Ouaga et nous 5, Louis, Jeannette, Monique Z.  Monique M. , et Moi.

Puis, nous mangeons à l’hôtel  où Jean-Paul Sangui, le député de la province de PAMA, nous rejoint.

Il était forestier et il est en retraite actuellement. Enfin ! pas tout à fait puisqu’il est député pour un mandat de 5 ans. (111 députés à l’assemblée nationale).

Il est près de 22 heures et nous n’allons pas tarder d’aller au lit… !

Eh bien non ! Décision est prise de visiter  Ouagadougou by night, tous dans le 4x4 de Mr le Député avec le Député au volant et son chauffeur dans le coffre… tout près de moi ! ! ! !

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Réveil par Louis à 6h1/4 – Lever de bonne heure pour découvrir la rue au lever du jour.

Nous assistons au cirage des chaussures de Louis et Monique.

Les femmes balayent la rue et le marché avec des balais en bois. Les marchands déballent leurs bibelots, leurs fruits, et légumes.

Nous déjeunons et nous partons pour la poste où nous sommes assaillis par de nombreux vendeurs de cartes postales.

Puis nous allons au grand marcher : une véritable fourmilière de marchands, de marchandises.

Nous faisons quelques achats. (En  fait, j’ai pris les 2 Jumbé  au marchand de l’hôtel : 2 x 250 F.)

A midi, nous allons manger chez Reine, la cousine de Monique qui travaille à Bellevue.

C’est très bien et c’est pas cher ! : Riz poulet pour tout le monde. Puis nous allons au Village de Bronze visiter une exposition où je trouve un forgeron : une pensée à mon « Maurice » et à mon regretté Beau-papa).

Puis nous partons au village des artisans. C’est très intéressant, nous découvrons le travail. C’est passionnant et très reposant : tailleurs, tisseuses, serruriers, bijoutiers, fabricants de bronze et de jumbé, travail du cuir par les Peuls …

Il est 18H30, nous sommes au bar de l’hôtel en compagnie d’Aimé, le maire de Pama, et de Jean-Paul, le député.

L’Avion de Jean-Paul Amoudry, Roselyne, et Jean arrivent à 19H30. (1h de retard)

Nous ne connaissons pas encore le programme de la soirée…

Il est 20h15, Jean-Paul, Roselyne  et Jean sont là, mais… pas leurs bagages (grève de bagagistes à Paris ! ! !)

Après les présentations officielles, nous partons pour l’hôtel indépendance vers 21H.

Tout le monde est bien ennuyé, y compris, Jean-Paul et Aimé.

Sauf Louis, qui se réjouit : il y aura plus de places dans les voitures pour partir à PAMA ! ! !

Nous prenons le repas sous la paillote : Spaghetti et potage offert par Jean-paul A. : Merci Monsieur le Sénateur !

Vers 11H30, Monique décide d’écrire ses 55 lettres cartes… ! ! !

Les nuits sont courtes et les journées bien remplies, si riches de découvertes et de rencontres et…

Le programme annoncé de demain promet encore .

 

  

 

 

 

 

 Lundi 11 Décembre 2000

C’est la Fête nationale.

Après le petit déjeuner au campement de l’amitié, nous allons rendre visite, avec Jeannette et Jean, aux Frères des Campagnes.

De retour, nous nous « faisons beau »  pour la cérémonie officielle. Nous arrivons sur la place de la préfecture où la foule nous attend. Sous le préau, une lignée de chaises et de fauteuils. On nous installe ! C’est très officiel et très impressionnant. Le protocole guide les opérations.

  

L’armée, la gendarmerie, les chefs coutumiers, Fimba, tout le monde est là. Après le discours de Monsieur le Maire de Pama, Aimé, qui réclame l’électrification  du village de Pama , très officiellement à Monsieur le Haut-Commissaire, a lieu la remise des médailles. Moment très fort et émouvant.

  

Nous rencontrons un musicien qui est tailleur. RV est pris pour acheter du tissu au marché où une partie de la toiture, bousculée par des enfants, s’effondre !

Les femmes, non pas que les femmes ! Je disais donc les femmes et Louis se rendent chez le tailleur pour choisir leurs modèles et pour que le tailleur prenne les mesures …

Vite, vite, nous sommes en retard pour le RdV à 14 H. chez le haut Commissaire pour le déjeuner où nous dégustons de très bonnes carpes, pêchées le matin même dans le lac de Kompienga.

En sortant, nous découvrons par une fenêtre que des enfants se régalent avec les restes de nos assiettes !

Puis nous sommes escortés par l’armée et la gendarmerie pour la visite du Grand barrage de Kompienga où nous n’avons pas le droit de prendre des photos.  Le lac est très grand. On nous explique que ce village en plein essor, était tout petit, il y a 20 ans., avant la construction du barrage. Beaucoup d’ouvriers sont restés. Aujourd’hui, c’est un village bien plus grand que Pama, où la nuit les rues sont éclairées.

Nous traversons le digue de granit rose et nous descendons dans les profondeurs des installations. Nous visitons turbines et transformateurs. Ce barrage alimente en grande partie la ville de Ouagadougou.

Puis nous prenons un pot à Kompienga dans un bar en plein centre au « Pougumba », tous ensemble.

Après le repas préparé par Amadou, le cuisinier du campement de l’amitié, nous retournons à Kompienga pour assister à un spectacle  donné à l’occasion de la fête nationale : musiques et danses africaines, la sono n’est pas de très bonne qualité mais l’accueil royal : A côté de moi, s’est assis le gros gendarme qui nous avait accompagné au barrage. Il est en civil.

Des chants de louange en gourmanchéman sont adressés personnellement à chacun d’entre nous jusqu’à ce que nous leur fassions une offrande.

En rentrent les Flag, coca, split font leur effet et sur la proposition d’Aimé, un soulagement général est organisé sur le bord de la route. Tout feu éteint, chacun rend à la nature le surplus des bienfaits que le Bon Dieu lui a donné : Fou rire général (et 1 de + !).

Seules Monique M et Jeannette n’ont pas les « fesses à l’air ». C’est la pleine lune, il doit faire encore au moins 20°. On voit plusieurs  feux de brousse mais personne s’affole.

Il n’y a pas de problème !

Il est minuit, à l’heure ou ce récit est écrit, le tailleur travaille dans sa case à la lampe à pétrole pour fabriquer les tenues que nous lui avons commandées.

Elles devraient être prêtes demain mais demain est un autre jour !

  

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 Mardi 12 décembre 2000

Lever à 5H. pour le départ prévu 6H. Mais il est  6H1/2 et nous ne sommes pas encore partis pour MADJOARI ! 70kms nous dit-on de routes difficiles.

Un enfant du collège de Pama, Henri, vient avec nous à Madjoari !

La lune vient de se coucher et le soleil ne va pas tarder à se lever. Au loin, les ânes braient, les coqs et les oiseaux chantent. Monique Z et Louis ont encore disparu. … peut-être faire un tour en vélo dans le village de Pama.

Jean-Paul et Roselyne semble encore dormir bien au chaud dans ma housse de couette à moins que les coutures soient complètement déchirées…. !

Le réveil de Jean sonne le Bip-Bip.

Ils iront tous les trois faire une journée dans la brousse tenter de voir  des animaux sauvages ou peut-être leurs ombres ! ! !

Tout près de moi, le mouton offert à Monsieur le Sénateur, hier matin, bêle. Il a bonne voix !

On ne sait pas encore s’il va avoir le plaisir de découvrir Serraval !

Nous partons enfin à 7H1/4. Après avoir fait le plein à Kompienga, nous nous engageons sur la piste de Madjoari. Nous constatons en effet ce que Jeannette et d’autres nous ont mille fois raconté.  La piste est très difficile. Une zone de 100 mètres de large est complètement immergée à la saison des pluies sur une hauteur de 50 mètres environ. Tous les arbres très hauts que nous voyons sont, à cette période, noyées.

Nous arrivons à 10 heures à Tambarga où les enfants de l’école nous accueillent brillamment. Ils chantent « Nos amis de France sont arrivés… »  Ce fût un moment encore très émouvant (et 1 de + !)

Nous sommes invités à rentrer dans l’école où une réunion doit se tenir en présence des adultes du village, la salle est comble.

Après la tradition de l’eau blanche où chacun doit boire l’eau de bienvenue, les discussions peuvent débuter.

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Puis un repas nous est offert sous la paillote.

Au menu : Riz, pâtes, et… poulet !

Dehors deux groupes de musiciens animent la place de l’école. D’un côté, le traditionnel et de l’autre le moderne, poste à cassettes ! Mais le traditionnel prend le dessus et nous participons à leurs danses. Ils sont très heureux mais nous sommes très vite asphyxiés par la poussière…

Nous rencontrons des jeunes des missions catholiques et protestantes ! mais il faut faire vite et nous voulons encore allés voir les sources au pied de la falaise : le seul point d’eau actuel. Il se situe à 1 ou 2km de l’école. Le forage est en panne  (90% du temps, nous a-t-on dit par ailleurs !) La pièce est en commande !

Il n’a pas à Madjoari de comité de suivi d’eau comme dans beaucoup de villages aux alentours.

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Vendredi 15 décembre 2000

Au revoir Pama !

A 7 heures, nous quittons le campement de l’amitié.

Nous arrivons à nos hôtels respectifs vers les 11H30 à OUAGA.

Après un petit repas chez Reine et le revêtement  de nos plus beaux habits… nous filons à l’Ambassade de France où nous sommes invités par l’ambassadeur, sur proposition de François Lecarpentier, Président de l’AFPV à Ouagadougou.

Jean-Paul Amoudry, lui présente notre séjour au Burkina ainsi que les différentes visites que nous avons effectuées.

Il insiste plus particulièrement sur le côté social et surtout médical, suite à la visite  qui a pu être faite à la maternité de Pama et au dispensaire de Diapiga où l’ensemble des visiteurs a été choqué par l’état déplorable de ces établissements.

Monique Zurecki lui parle plus particulièrement de l’accès trop long et trop difficile de Madjoari et de l’électrification de Pama.

Nous relevons aussi la non implication des autorités publiques locales (qui n’ont pas jugées utiles d’assister au CPO ayant fait acte de présence uniquement pour l’ouverture de la séance).

Puis Jean-Paul Amoudry , plus positif, fait remarquer la complète entente des différentes religions et tous ces progrès réalisés depuis 18 ans sur cette province de Pama.

Actuellement, un groupe de femmes fait du shopping dans les rues de Ouagadougou, un groupe plus sérieux est parti rencontrer la présidente de Association Française de Développement et moi, je suis au calme, à l’indépendance, sur le bord de la piscine, hôtel très chic de Ouaga où se prépare une réception pas ordinaire du tout, des plus somptueuses dans ce pays où dans la rue que je vois à travers la vitrine d’un coiffeur, les enfants tendent la main pour récupérer une petite pièce et où des dizaines de marchands essaient de vendre leurs bibelots. C’est l’Afrique !

Puis apéritif chez Aimé qui nous présente sa femme et sa fille « Joss ».

Et nous allons manger ensemble aux jardins de l’amitié : Restaurant subventionné par Mr Monory ! Un orchestre anime le jardin et je peux même danser deux rocks avec Louis.

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Dimanche 17 Décembre 2000

C’est notre dernière journée : à dire vrai, je ne suis fâchée ! Je n’aurai pas pu tenir ce rythme effréné une semaine de plus … !

Nous allons à la messe à la cathédrale à 7H30,(messe dite en moré). Nous n’y comprenons pas grand chose, mais nous sommes ébahis par le monde qu’il y a dans cette église ! La cathédrale est pleine…

Beaucoup d’enfants, tous  très sages.

Les chants sont rythmés par les tam-tam, Jumbe et autres instruments de là-bas. Trois prêtres célèbrent cette messe.

Puis Jeannette nous conduit au Samaritain où nous prenons un bon petit déjeuner avec confiture aux papayes.

Puis petit tour au Supermarket pour divers petits achats.

Le repas de Midi sera léger et composé de fruits achetés au marché et soigneusement préparés par Monique (celle de l’hôtel).

A 15H30, rendez-vous à l’aéroport pour l’enregistrement des bagages : c’est long, très long !

Nous en ressortons à 18H et Jean-Paul Sangli, pour satisfaire Jeannette,  nous emmène à OUGA 2000, quartier riche de OUAGA, où sont construites de magnifiques villas pour recevoir les hôtes officiels des différents pays. Chacune à son style bien particulier. Elles sont disposées en rond autour de très grands ronds-points.

J’avais repéré de l’avion à notre atterrissage ce quartier très particulier !

Il est 18H30, nous sommes en retard pour  le dernier repas, chez Albert !

Nous passons encore un moment de joie, de gaieté, d’enthousiasme inoubliable. Toute la famille est là ! Les grands frères, les petits frères … on ne comprend pas tout ! Les liens de parenté ne sont pas évidents à cerner.

Et puis Monique Z. se lève la main portée sur la gorge, elle est mal et entraîne Monique M.

Elle nous dira après qu’elle a vraiment cru mourir.

En effet, en mangeant son poulet, elle a avalé un os qui est resté coincé dans sa gorge.

Tout le monde est ennuyé mais avec l’aide de Monique M., elle arrive à le rejeter !

C’est un signe … C’est la fin du voyage, et quelque chose lui aurait-il rester à travers de la gorge ?

Et c’est le soulagement général !

Puis nous chantons : Rêve d’un monde et merci à ceux qui aime, puis si tu as de la joie au cœur…

Puis ils chantent… des chants religieux ! je fais la connaissance de Martine Onadja avec qui nos échangeons nos EMail. Les jeunes mettent de la musique et nous dansons.

Vraiment dans la maison d’Albert, l’ambiance est chaude et vivante.

Puis c’est le départ et la séparation : une véritable délégation nous accompagne à l’aéroport : tous ressortissants de Pama. Moment fort en émotion après ce voyage de 10 jours sur cette terre accueillante que nous avons découverte.

 

 

 

 

 

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